Historique

| 1911 | 1913 | 1915 | 1917 | 1918 | 1919 | 1920 | 1922-1923 | 1926 | 1929 | 1930 | 1944-1955 | 1956 | 1989 |

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1911
Photo9Inspiré par l'oeuvre de colonisation du curé Labelle, le curé Martin de Ferme-Neuve monte en canot au lac Tapani en compagnie de Joséphat Doré pour un voyage d'exploration. À cette époque, quelques familles amérindiennes habitent à l'entrée de la rivière Tapani et plus loin sur l'île du Héron Bleu, ils ont pour noms César, Joko, Toinish, Nottaway, Pied-Blanc, Laviolette, Laprise et Ottawa. Photo6
1913
photo2Monsieur Théodule Vanier vient entreprendre une coupe de bois et construire son entreprise au même endroit. En 1914 le curé Martin demande l'arpentage du canton afin d'y faire concéder des lots de colonisation. Mais la compagnie Maclaren qui détient le droit de coupe dans cette région s'oppose vivement à ce projet et en 1915 alors que quelques-uns s'étaient établis et faisaient de la terre neuve, la compagnie envoie ses gardes chasser les colons en incendiant leurs chantiers. Après quelques démêlés, la compagnie finit par céder.
1915
photo3Depuis 1915, Théodule Vanier, Frank Collin et son fils Paul, les Doré, Calvé, Coursol, Nadon et Melançon sont installés au lac Tapani. En 1916, à la mise en vente des lots, les Chalifoux, Lafantaisie, Labelle, Lachapelle, Dumoulin, Bigras et d'autres viennent les rejoindre et forment le noyau des pionniers de cette colonie. L'érection de la paroisse se fera la même année alors que guidées par Xavier Courtemanche, trente familles demandent à Mgr Brunet un curé résidant : ce sera Zénon Bélanger.
1917
photo11La première école fut construite cette année et la première institutrice était Mlle Millaire. Un peu plus tard cette école sera dirigée par les soeurs Notre-Dame de Ste-Croix. La seconde école s'établit sur le rang 11 et on envoya Mme Octave Beaudry pour s'en occuper.
1918
photo4De la fin août jusqu'à Noël, le premier chemin reliant Sainte-Anne-du-Lac à Ferme-Neuve est construit. La même année voit le premier pèlerinage à la bonne Sainte Anne, instauré par le curé Bélanger.
photo5LE PÈLERINAGE. Dès 1918, le curé Bélanger commence la tradition du pèlerinage à Sainte-Anne, patronne de la paroisse. À l'arrivée du curé Sicotte en 1932, celui-ci s'applique à populariser ce pèlerinage dans tout le diocèse si bien qu'il peut fièrement mentionner la présence de près de 2 000 pèlerins en 1940. À partir de 1960, le pèlerinage devient de moins en moins populaire et en 1970, c'est la fin des grands rassemblements. La tradition persiste encore aujourd'hui pour les pèlerins moins nombreux, mais toujours fidèles à venir prier Sainte-Anne chaque fin juillet.
1919
photo10Nos pionniers ont beau avoir une vie difficile, ils n'en oublient pas les bons côtés. Un cercle paroissial et une fanfare " afin de procurer des amusements honnêtes et instructifs et de créer, au moyen de diverses organisations, un esprit de fraternité et de concorde " sont fondés.
1920
Érection de la municipalité civile avec comme premier maire, Joséphat Doré et Paul Barbe comme secrétaire.
1922-1923
Construction de l'église au coût de 21 600 $ alors que 120 familles et 700 âmes habitent la paroisse.
1926
Construction du presbytère.
1929
Construction de la salle paroissiale.
Petite note
Ces trois bâtiments ci-haut existent toujours rue Saint-François-Xavier et coin de l'Église et Saint-François-Xavier.
1930
photo1Saluons le courage et la ténacité de ces pionniers qui ont su établir les bases du village d'aujourd'hui et qui, de l'agriculture se sont orientés davantage vers l'exploitation forestière et le tourisme de la chasse et de la pêche pour en assurer le dynamisme.
1944-1955
egliseNotre Église non restaurée. Actuellement, le plancher est en tuiles caoutchoutées, les colombages ont disparu, la chaire n'existe plus. Sainte-Anne-du-Lac est titulaire de l'église.
drave01Vers 1950, la drave était, pour beaucoup de travailleurs, un moyen de gagner sa vie. On voit ici sur cette photo une chaloupe de drave que les travailleurs utilisaient pour se déplacer sur la rivière.
drave02Les billes de bois flottaient sur l'eau jusqu'à leur destination. Les hommes commençaient à travailler souvent à quatre heures du matin pour ainsi finir vers huit heures du soir. C'était des journées difficiles pour les draveurs. Un des contremaîtres à l'époque de la drave se nommait Zotique Laliberté.
drave03Tout au long de leur voyage, les billes de bois pouvaient rencontrer des obstacles sur leur chemin. De cette façon, il se pouvait qu'il se forme de gigantesques embâcles sur le cours d'eau. C'est alors que les dynamiteurs intervenaient pour faire exploser l'embâcle.
boulangerLe boulanger du lac des Polonais (d'argent) M.Paul Guénette qui faisait du pain pour les travailleurs.
lachapelleUne photo du grand-père de Aimé Lachapelle, Emery Lachapelle qui fût forgeron. Ce dernier est accompagné de son fils (le père d'Aimé) Raoul Lachapelle.
manthaIci, Monsieur Marcel Mantha nous fait une démonstration de comment se faisait le lavage à l'époque. Selon ses dires, il actait la scène (faisait semblant) à l'époque pour que le photographe prenne sa photo.
noelUne affiche de la fête de Noël. Les personnages, de gauche à droite, Jean-Marie Mantha, Maurice Mantha, Germain Desloge.
meuleDans les campements de la Maclaren, les hommes se servaient d'une meule afin d'affuter leurs outils. C'est l'objet qu'on voit au milieu de la photo.
campementÀ l'époque, des campements de bucherons comme celui-ci furent construits sur la Maclaren.
1956
écoleUne classe d'élèves des religieuses vers 1956.
1989
L'ÎLE DU HÉRON BLEU. Cette île en forme d'aile d'une superficie de 25 hectares déjà habitée en 1911 par quelques familles amérindiennes est devenue, en 1989, réserve écologique. Elle renferme une frênaie noire âgée de 180 à 200 ans de qualité exceptionnelle et rare au Québec. Dans un but de protection, il est défendu d'y séjourner. Cette île est située au milieu du lac Tapani.